Comprendre l'anxiété pour mieux l’apprivoiser
- Evana Clinique Multidisciplinaire

- 28 févr.
- 2 min de lecture
L’anxiété est un sujet d’actualité dans une société où tout roule à vive allure et où l’on te demande de performer, peu importe ton âge ou ta sphère de vie. On parle ici des différentes sphères qui composent ton quotidien, par exemple l’école, le travail ou la famille. Et que dire de l’impact des réseaux sociaux sur la pression qu’on peut se mettre lorsqu’on se compare…
Il est d’abord important de comprendre la distinction entre le stress et l’anxiété — beaucoup les confondent encore. Le stress est une réponse physiologique, tandis que l’anxiété découle de menaces potentielles ou imaginées, ou des craintes et inquiétudes liées à cette menace¹. « L’anxiété est une émotion, alors que le stress est une réponse physiologique de l’organisme. » (Dre Maheu, 2023)
On peut imaginer l’anxiété comme cette petite voix dans notre tête qui tourbillonne sans cesse, qui invente les pires scénarios, qui appréhende l’avenir et les dangers qu’il pourrait contenir.
Au fil des années de notre pratique, trois constats reviennent souvent.
Le premier constat : on va chercher de l’aide, on utilise différentes ressources et approches pour s’aider, ce qui est une excellente chose. Mais on remarque qu’on abandonne rapidement lorsqu’on ne voit pas de résultats immédiats. Ou encore, dès qu’un changement s’installe, on délaisse les bonnes habitudes et on revient aux anciennes.
C’est ici qu’on t’encourage à te rappeler que c’est avec la pratique qu’on réussit à progresser, à évoluer. Plus tu pratiques, plus tu développes tes habiletés, plus ça devient facile… et plus tu te sens en confiance.
Le deuxième constat : il peut être bénéfique de combiner différentes approches et stratégies pour apaiser l’anxiété, que ce soit par l’activité physique, la cohérence cardiaque, l’acupuncture, etc. Mais au-delà de ces moyens, il est essentiel de comprendre ce qui nourrit notre anxiété. Il faut se comprendre pour pouvoir ajuster sa façon de faire.
L’anxiété est une émotion, et chaque émotion a une fonction : nous informer sur ce que nous vivons et sur ce dont nous avons besoin. Reconnaître et accueillir ces besoins est essentiel. Les émotions sont comme des signaux intérieurs : elles nous rappellent qu’il se passe quelque chose en nous. Les ignorer ou les étouffer ne fait que repousser le message qu’elles tentent de nous livrer.
Troisième constat : on a souvent tendance à se définir par l’anxiété : « je suis anxieux.se », « mon anxiété », comme si cette émotion faisait partie de notre identité. Et si, au contraire, on essayait de s’en détacher ? De créer une séparation entre soi et l’émotion, simplement en changeant la façon de s’exprimer. Par exemple : dire « je ressens de l’anxiété » plutôt que « je suis anxieux.se ». Ce petit décalage permet de prendre du recul et d’observer plus clairement ce qui se passe en nous.
L’anxiété peut devenir un outil, tout dépend de la façon dont on choisit de la percevoir et de l’utiliser.
¹ Maheu, 2023. Démêler le stress et l’anxiété – Programmes d’études en médecine – Université de Sherbrooke, /www.usherbrooke.ca.
Evana
CLINIQUE MULTIDISCIPLINAIRE

